RDC:
Ilunkamba le round final?

Attendu de pied ferme à l’Assemblée nationale, le premier ministre pourra finalement faire  face à la représentation nationale aujourd’hui. Alors que les élus nationaux favorables à l’Union sacrée voulaient à tout prix avoir le chef du gouvernement devant eux afin d’examiner la motion de censure qu’ils ont adressée contre lui et son gouvernement, Sylvestre Ilunga a obtenu que la séance plénière se tienne après son retour du Haut-Katanga.

Depuis la ville de Lubumbashi, où il a été en mission officielle de 3 jours, selon son ordre de mission, le chef du gouvernement était censé regagner Kinshasa mardi. Malgré l’appétit manifeste de certains députés d’en finir avec ce qu’ils qualifient de “dernier verrou” du Front Commun pour le Congo, le bureau d’âge n’a eu d’autres choix que de suggérer un report de l’examen de la motion de censure. Mboso NKodia a usé de son marteau et de son discours en faveur de “la paix”, non sans peine, pour convaincre ses collègues à remettre pour mercredi leur corps-à-corps avec Ilunkamba.

Au-delà de la polémique qui entoure le voyage du chef du gouvernement, il convient de s’interroger maintenant de quoi l’avenir proche sera fait. Ilunkamba est-il l’ombre qui cache une grande forêt des guerres de survie politique ? Le professeur d’économie, inconnu du grand public jusqu’en mai 2019 lorsqu’il est nommé premier ministre est-il en train de jouer son dernier round à la tête du gouvernement ?
Selon certaines informations, le premier ministre aurait jusqu’ici refusé de démissionner. Sa famille politique a dit tout haut, arguments de droit à l’appui, que le bureau d’âge n’a pas qualité, ni compétence pour le convoquer en vue d’un contrôle parlementaire. Maintenant, tout semble indiquer que l’étau se resserre autour de Ilunkamba.
Sous ses airs d’un père très conciliant et débonnaire, Ilunga Ilunkamba s’est avéré combatif dans un contexte de combat politique presque quotidien. Peu diseurt certes, mais ayant la parole qui tranche, sans artemoiements et sans faux fuyants. Maintenant, que pourra-t-il dire aux députés nationaux pour tenter d’échapper à la déchéance de son équipe gouvernementale ?
Une chose est sûre, quel que soit son argumentaire, les dès semblent déjà pipés. Et les 300 signatures réunies contre Ilunkamba sont éloquentes pour savoir à quoi on se dirige. Et le combat que le premier ministre livre, est au-delà de sa personne. Ce sont deux camps qui se canardent et l’avenir de la prochaine coalition passe par ce combat.

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