Prestation de serment de nouveaux juges de la Cour constitutionnelle : la société civile alerte sur le risque d’une crise

Le panel des experts de la société civile tire la sonnette d’alarme sur le risque d’une crise institutionnelle qui guette la RDC sur fond du débat sur la prestation de serment de nouveaux juges de la cour constitutionnelle. Dans un communiqué de presse, cette organisation relève un antagonisme qui risque de braquer deux institutions : le président et le parlement.

Le panel des experts de la société civile fait remarquer que la controverse ayant été soulevée à la suite des ordonnances du Chef de l’État pour la nomination et la permutation des membres de la Haute cour refait surface. Et la situation risque de virer au pire, faute d’un dialogue, d’un côté, entre les institutions et de l’autre, entre les forces politiques qui gèrent le pays, pensent ces experts tout en soulignant qu’il faut à tout prix un recours à la sagesse, car “il est inimaginable” qu’un autre cadre, que celui du siège du parlement accueille la cérémonie de présentation des juges à la nation. “Entrevoir une telle cérémonie en dehors du cadre légalement établi consacrerait une irrégularité motivée probablement par la volonté et l’esprit de confrontation dans la conduite des affaires publiques au sommet de l’État”, préviennent ces membres de la société civile qui rappellent, au passage, que ” le Président de la République s’était engagé solennellement à respecter la constitution”.

Ils appellent le Chef de l’État à “puiser dans la source de sagesse”, à l’instar de celle qui l’avait conduit à “revisiter l’ordonnance de nomination des chefs religieux dans la gestion du covid 19” afin de “rapporter les ordonnances controversées, pour le bien de la nation”.

Les experts de la société civile se posent alors une question : ” y a-t-il volonté de se soustraire de cette cour et de vouloir la manipuler ? “. “Car, constatent ces membres de la société civile, à moins de 3 ans des échéances électorales, toute démarche de tendant à créer une crise qui affecterait la cour constitutionnelle, où siègent les juges des contentieux électoraux et le juge pénal de chef de l’État, parait suspect”.

Impactinfos.net