EPST : la FENECO/UNTC boude la reprise des activités scolaires

Le secteur de l’éducation nationale de la République Démocratique du Congo est secoué par une grogne de plusieurs ordres dont il est urgent de trouver une solution avec la reprise des activités scolaires, notamment, tenir une commission paritaire entre le gouvernement et les représentants des enseignants (les syndicats) pour évaluer les conditions de reprise des cours et apporter des solutions idoines, d’une part et, d’autre part, de rencontrer le Chef de l’Etat pour son implication au haut niveau afin de résoudre certains problèmes et booster ainsi le système système éducatif.

Plusieurs comités des syndicats des enseignants continuent de faire des déclarations tout en boudant cette reprise.

De son côté, la Fédération Nationale des enseignants et Éducateurs sociaux du Congo (FENECO-UNTC) se remet à la volonté des enseignants qui seront réunis en synergie avec les affiliés à l’Internationale de l’éducation ce samedi 1er août pour les actions de terrain à mener dans ce cadre.

D’après leur consultation faite au niveau national, la somme de revendications peut être résumée en 5 points entre autres :

  1. La mise en oeuvre de l’accord de Bibwa : “où en sommes-nous avec le paiement des enseignants Nouvelles Unités et les paliers avec la non-discrimination pour les indemnités de logement, de transport ainsi que la prise en charge médicale?”, s’interroge ce syndicat.
  2. La sécurisation des établissements scolaires pour faciliter l’observation des mesures d’hygiène et les gestes barrière tout en sensibilisant les enseignants sur la nouvelle façon de gérer la classe
  3. La réparation prévue en cas de survenance du risque de la maladie
  4. Le sursis (et analyse) des mises en place effectuées pendant la période de l’état d’urgence qui laissent de nombreuses familles en souffrance suite à des sanctions injustes
    Enfin, les mesures préconisées pour les cas des établissements scolaires détruites ou occupés par les réfugiés ainsi que les terrains spoliés.

Rappelons que dans leurs recentes déclarations, tous les syndicats du secteur de l’éducation nationale marchent dans une même voie et ne jurent que sur l’amélioration des conditions de vie de l’enseignant congolais avant la reprise des activités scolaires après l’Etat d’urgence.

Blaise Bonduku