Culture|ça se passe à Kin : Cleo Konongo apporte sa touche de génie

Lancé à Kinshasa ce lundi 01 juin, ce festival international du théâtre qui durera six jours connait le concours de plusieurs acteurs qui travaillent d’arrache-pied en vue de lui accorder un design haut en couleur, et parmi ces acteurs figure Cleo Konongo qui assurera avec son équipe la lumière des spéctacles.

Gagnant du Prix de meilleur régisseur lumière des deux rives du fleuve Congo à la première édition du Fisokin Salon des Bruits de Kinshasa (Festival international des sonorités de Kinshasa),
Petit fils d’une famille des sculpteurs bien connue au Congo-Brazzaville, il est de la troisième génération de la généalogie de Benoît Konongo qui a apporté la sculpture moderne au Congo.

Contrairement aux autres membres de sa famille, Cleophas a jeté son dévolu sur la régie lumière, après un stage en régie générale à l’Institut français du Congo de Brazzaville.

Grâce à son savoir-faire, il est sollicité par les Compagnies « Baninga» de Delavallet Bidiéfono et « Les bruits de la rue » de Dieudonné Niangouna. Il commencera à émerger, à se professionnaliser et à faire le tour du monde.

En 2010, il effectue son premier voyage avec Baninga, qui les amènera dans douze pays africains pour des spectacles.

Bénéficiaire d’un stage en France en 2014, il va se perfectionner grâce à une structure de ce pays qui subventionne les formations technico-artist
iques.

Actuellement, Cléophas Konongo s’est lancé dans la formation pour perpétuer le savoir-faire en création lumière.

C’est dans ce cadre, qu’il a dû dirigé, notamment avec avec l’appuie de l’institut Français Kinshasa/Halle de la Gombe, une formation en création lumière qui s’est déroulée du 13 Mai au 06 juin et a connu la participation des 13 techniciens venus des divers horizons : du centre culturel Wallonie-Bruxelles, de la halle de la Gombe, de l’espace mwindeurs, du tarmac des auteurs, et de la plateforme contemporaine.

Ladite formation a eu pour objectif principal la pratique de la création lumière sur 3 spectacles du festival ”ça se passe à Kin” par les 13 techniciens stagiaires.

Dorcas Mayamona