Politique : le PPRD s’insurge contre l’interpellation de Celestin Tunda

Juste après sa libération, le vice-Premier ministre en charge de la Justice, Célestin Tunda Ya Kasende s’est directement rendu au secrétariat permanent du Pati du Peuple pour la Reconstruction et la Démocratie (PPRD) où se sont rassemblés certains cadres de cette famille politique de l’ex Président de la République Joseph Kabila à l’occurrence de la présidente de l’Assemblée nationale, Jeanine Mabunda, Evariste Boshab, Geneviève Inagosi, dans l’optique de tenir urgemment une courte réunion présidée par le secrétaire permanent Emmanuel Ramazani Shadary.

Une concertation d’urgence à l’issue de laquelle Célestin Tunda Ya Kasende, qui occupe un poste stratégique parmi ceux qui reviennent au Font Commun pour le Congo, a exprimé son indignation. ” Ai-je tué quelqu’un pour que l’on envoie des policiers avec armes pour venir m’arrêter ? “, s’est interrogé le ministre de la justice.

“On ne peut pas nous intimider. Parce qu’il a défendu sa position de manière démocratique […], il a été interpellé, la police a entouré sa maison, bien armée, et on l’a pris comme un malfrat. Où allons-nous dans ce pays ? Nous avons l’impression que l’on veut instaurer ici, petit à petit, une dictature plus forte que celle de Mobutu. Mais au PPRD, nous disons non et nous allons résister contre cette dictature”, a ajouté Ramazani Shadary, secrétaire permanent du PPRD.

Célestin Tunda Ya Kasende, vice premier ministre en charge de la Justice a été interpellé ce soir et conduit par la police au parquet près la cour de cassation. Ainsi, le vendredi 26 juin, il s’est tenu un conseil des ministres houleux, au cours duquel la réforme proposée a été évoquée, les membres du conseil des ministres ont été surpis d’apprendre, précise le compte-rendu diffusé par la présidence, que le ministre de la Justice avait déjà transmis, sur « initiative personnelle », ses observations à l’Assemblée nationale.

D’après nos sources d’information, le Président Tshisekedi, qui avait dû quitter le conseil pour participer à une réunion de l’Union africaine, avait tout de même dénoncé un « manque de sincérité » dans la démarche du ministre de la Justice.

JEANCY NGOY

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