Invitation de Martin Fayulu au parquet Général : Les militants de Lamuka veulent faire barrage à la procédure

Va-t-on assister à un bras de fer entre les services de la police judiciaire et les supporters de Martin Fayulu ou est-ce que le chef de file de Lamuka va répondre calmement ce mercredi 9 septembre à l’invitation qui lui a été lancée par le Parquet Général près la Cour d’Appel ? Pour les militants et sympathisants de Lamuka, “il faut à tout prix” faire barrage à ce qu’ils qualifient de coup politique.

Ce mardi matin, les supporters du coordonnateur de cette plateforme de l’opposition se sont rassemblés devant l’hôtel Faden House, dont le propriétaire n’est autre que Martin Fayulu pour dire leur détermination à “contrecarrer” la procédure judiciaire contre le président de l’Ecidé.
Invité ensemble avec Théodore Ngoy, Fayulu Madidi n’entend pas baisser pavillon. Sur son compte tweeter, le coordonnateur de la plateforme ” Dynamique pour la vérité des urnes” a écrit : “Tout congolais a le devoir de faire échec à tout individu ou un groupe d’individu qui prend le pouvoir par force ou qui l’exerce en violation des dispositions constitutionnelle”. Des phrases tirées de la constitution congolaise, mais qui en disent long sur la combativité de Fayulu.

Pour les Lamukistes, l’invitation de la justice à leur champion sonne comme une déclaration de guerre qui leur a été lancé. Ils se disent prêts à “répondre au défi qui leur a été posé en vue de faire échec à la république dictatoriale déguisée en état de droit”.
” Nous avons là, une passe en or pour que la population congolaise applique l’article 64 ” a déclaré le député Serge Welo.
“C’est un acte de provocation. Ils cherchent l’arrestation du président élu Fayulu pour qu’il ne se présente plus aux élections 2023 comme ils avaient fait au président Bemba” a ajouté Prince Epenge, un des communicateurs de Lamuka.

Martin Fayulu et Théodore Ngoy ont récemment pris position contré la permutation et nomination des juges à la Cours Constitutionnelle par le Président Félix Antoine Tshisekedi. Le coordonnateur de Lamuka avait estimé que le chef de l’État “avait intentionnellement violé la constitution” et qu’il était passible de ce fait, de “haute trahison”.

Sika Binho Alain

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